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La chronique sociale est depuis toujours une des composantes du Roman.
Elle s’attache à partir du récit romanesque de la vie d’un personnage ou d’une catégorie sociale à laisser trace en portant témoignage d’une époque ou d’un mode de vie.
Elle donne de la matière aux historiens ou aux ethnologues. Il ne faut surtout pas confondre avec ce que les éditeurs développent actuellement, ce genre particulier qu’on pourrait qualifier de « Roman vécu » ou « Roman dans la vie ».
On dit souvent d’un bon roman que « ça pourrait être vrai ». Le recours à des simples récits de vies particulières « qui pourraient être un roman » simplifie la recherche et favorise le commerce en jouant sur la corde « people » particulièrement sensible dans le contexte social actuel, où il devient difficile de distinguer le vrai du faux, le réel de l’imaginaire, où l’image prend chaque jour un peu plus le pas sur l’écrit qui tente de s’accrocher à un public par l’artifice du « vu à la télé ».
Et le plus consternant est que, commercialement parlant, ça marche. Ce type de littérature n’a aucune chance de traverser les années et un taux très élevé de ces titres disparaissent des rayons en moins de six mois.
La chronique sociale est depuis toujours une des composantes du Roman.



